Sans faire un grand reportage car vu que deux tortues, je voulais vous faire part des tortues sauvages varoises que j'ai pu observer lors de la sortie sur le terrain pendant mon stage au village des tortues de gonfaron l'été dernier.
Nous arrivons déjà un peu tard, il est seulement 10h du matin et il fait déjà 30°C à l'ombre et 38°C au soleil !!
L'endroit ce situait près d'un "petit" étang


La végétation était déjà très sèche, j'ai pu voir quelques laiterons, mais ils restent exceptionnels, et cela s'explique par un printemps plus humide. Habituellement, en cette saison, tout est grillé !!
Je suppose donc que les tortues se contentent déjà d'une nourriture très sèche !

Un champs de divers cistes, accompagnées d'autre plantes aromatiques (lavande, thyms...)


Les deux tortues rencontrées étaient des femelles. Elles occupaient deux espaces assez éloignés et contrairement à ce que j'aurais pu penser, elles étaient pas mal "éloignées" du point d'eau, plus ou moins 200 m je dirais...
Voici la première, c'est une femelle d'une bonne vingtaines d'années d'après le soigneur :
Une carapace parfaite, avec des couleurs très contrastées :

Une séparation V1/V2 bien droite :

On observe comme des rayonnements sur les marginales...

Un plastron très marqué de noir, bien vif et contrasté lui aussi, les bandes sont continues, l'intérieur des gulaires non marqué et le sillon pectoral plus petit que le fémoral :

Une tâche sub oculaire bien visible mais pas super grosse :

Des écailles inguinales bien visibles des deux cotés mais surtout un faible poids, 693 g seulement.


La seconde tortue, toujours femelle mais plus jeune, une petite dizaine d'années seulement d'après le soigneur.
Les mêmes critères sont observés...

Beaucoup plus peureuse que sa copine :

On sort timidement la tête mais cela suffit pour voir qu'elle est bien noire :

Le fameux "bouchon de champagne" sur la V5 :

Un plastron bien typique des varoises lui aussi et l'intérieur des gulaires non marqué.

Et pour finir, j'ai eu la chance d'assister à une scène rare que m'offre la nature ; une couleuvre de montpellier mangeant un lézard ocellé (ce dernier à été lâché lorsque le serpent m'a vu) :

